Jeudi, au lendemain du terrible attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo et les forces de police, la liturgie catholique nous  faisait les paroles de l’apôtre Saint Jean : « Si quelqu’un dit : « J’aime Dieu »,
alors qu’il a de la haine contre son frère,
c’est un menteur.
En effet, celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit,
est incapable d’aimer Dieu, qu’il ne voit pas.
Et voici le commandement que nous tenons de lui :
celui qui aime Dieu,
qu’il aime aussi son frère. » Ces paroles sont d’une rare puissance et nous rappellent la vérité de ce que veut dire être croyant.

Personne ne peut se revendiquer de Dieu et poser des actes contraires

arton1419à la raison et au respect de l’autre. Au contraire, la foi guide la raison pour honorer l’homme et donne la force d’aimer au delà des différences. Ces évènements dramatiques nous révèlent aussi l’urgence de la réaction morale et spirituelle qui doit être engagée dans notre cher pays. Tout fanatisme ou violence est le signe d’un vide moral ou d’une détresse spirituelle qu’elle soit due à la pauvreté ou l’aveuglement. Après le temps du deuil et de la condamnation de la barbarie, c’est le temps de l’éducation, de la formation des intelligences et des consciences et de l’intégration de toutes les forces morales 

qui s’ouvre si la société française et européenne veut préserver son unité et sa paix. Nous ne relèverons pas notre société par des mesures et des barrières mais en redonnant aux hommes le sens de leur vie et la raison qui est seule capable de guider l’homme. Aujourd’hui, personne ne peut rester indifférent aux maladies de la société. L’individualisme et le relativisme qui empêchent tout travail de fond de résistance et de reconstruction doivent être vaincus… Au travail moral, citoyens !