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« Que dois je faire de bon ? » voilà une question qui pourrait revenir sur le devant de la scène tant nous cherchons aujourd’hui comment mieux vivre et comment changer aussi notre monde. C’est sûrement la question la plus importante que nous pouvons nous poser pour éviter de renvoyer sans cesse la responsabilité et les solutions à d’autres, à commencer par les dirigeants. Cette question pose en outre la très controversée place de la morale dans notre monde. En effet, les difficultés que nous pouvons affronter ne sont pas tant affaire de mesures techniques pour améliorer le bien-être des citoyens que de morale et de manière de vie. Cette morale est souvent vu comme le lieu de l’interdit et de la contrainte dont il faudrait se libérer absolument pour accéder (enfin) à une vie bienheureuse. Or, la question n’est pas de savoir ce qui m’est autorisé de faire mais de découvrir ce qu’il est bon de faire qui m’oblige d’une certaine manière. Car le bien ne peut que nous attirer s’il est vraiment le bien. Saint Jean-Paul II a réfléchi cette question de manière très approfondie dans son magnifique commentaire de la rencontre de Jésus avec le jeune homme riche dans l’encyclique de 1991 Veritatis Splendor. Il écrit : « Pour le jeune homme, avant d'être une question sur les règles à observer, c'est une question de plénitude de sens pour sa vie. C'est là, en effet, l'aspiration qui est à la source de toute décision et de toute action humaines, la recherche secrète et l'élan intime qui meuvent la liberté. En dernier lieu, cette question traduit une aspiration au Bien absolu qui nous attire et nous appelle à lui ; elle est l'écho de la vocation qui vient de Dieu, origine et fin de la vie humaine. » Il est bien évident qu’il est encore possible de faire le bien, mais à condition que nous allions à la source de ce bien et que nous acceptions de nous laisser guider par lui. La morale et l’acte bon ne peuvent se fonder eux-mêmes, ils sont besoin d’un appui, d’un principe et d’une finalité, que nous découvrons en Dieu, source de tout bien.