2015-11-22 12

Le XXème siècle a été marqué en Europe par des horreurs inqualifiables portées par deux totalitarismes qui n‘étaient autres que de profonds athéismes où Dieu et Dieu en l’homme étaient pourchassés. Le XXIème s’ouvre avec une nouvelle forme de barbarie plus sournoise et moins identifiable. Pourtant, il s’agit bel et bien également d’une autre forme d’athéisme où Dieu n’est plus pourchassé mais pris en otage, défiguré et manipulé. Cette barbarie déversée sur nous par des personnes qui prétendent agir au nom de Dieu cristallisent en elles tout ce qui dans le monde d’une manière ou d’une autre a finalement oublié Dieu : le radicalisme religieux, la puissance économique et financière, le vide moral et spirituel, l’abandon de la jeunesse et la destruction de la famille et de l’autorité. Quand tout se conjugue en même temps, cela donne ça ! Ce n’est pas qu’une question de radicalisation mais aussi de béance et de mépris. Mépris de Dieu, mépris de ses commandements, mépris de ses repères et valeurs, mépris de ses enfants au sens large. A ce point de notre histoire, nous sommes à un carrefour où deux directions nous sont ouvertes : confirmer notre rejet de Dieu et de ses religions ou bien réinvestir le champ de Dieu pour lui redonner toute place et chasser ceux qui l’ont utilisé, dévoyé et kidnappé. La voie est sûrement celle d’une saine et commune recherche par la religion et la société de la justice et du sens de l’homme, l’une et l’autre modérant et se limitant dans leur domaine respectif. Notre situation n’est pas le seul problème de la radicalisation d’une religion, même si cette dernière est, dans cette situation, interpellée pour se questionner et clarifier sa vision. Mais elle est aussi celle en parallèle d’une société où on a vidé tout ce qui y donnait vraiment du sens par souci de « liberté » et d’« efficacité ». Dieu n’y règne plus, c’est peut-être cela le vrai problème. La barbarie est la conséquence de l’absence de Dieu car il n’y a plus de limite à la folie humaine et à la domination. Rappelons nous le témoignage unique de Jésus crucifié : Dieu y a été cloué pour y mettre mis à mort, mais c’est alors l’homme qui s’est fait broyé et y est mort. Redonnons nous donc toute notre espérance en laissant Dieu régner vraiment.