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En ce jour où s’achève le Synode ordinaire des Evêques consacré à la famille, nous recevons deux nouveaux saints, Saints Louis et Zélie Martin, les parents de Sainte Thérèse de Lisieux. Dans cette canonisation est honorée toute à la fois la grandeur et beauté du mariage mais aussi, de manière plus discrète, la fécondité de l’Eglise de France qui a donné et donnera de grands saints, témoins de la foi et l’amour total et gratuit. Quel message et quel appel nous adressent Saints Louis et Zélie aujourd’hui ? Nous pouvons en retenir au moins trois pour  ce jour. 

Tout d’abord que la sainteté n’est pas affaire seulement de consacrés ou de prêtres, mais qu’elle est la vocation de tout baptisé. Nous pourrions l’appeler la sainteté commune reçue dans la vie de laïcs en époux et parents. Cette sainteté s’est déployée et a porté tous ses fruits au sein d’une famille ordinaire qui a vécu de beaux moments de grâce et de très douloureuses épreuves. Leur canonisation ne peut que relancer notre course en famille vers le Royaume et notre désir de répondre à l’appel universel à la sainteté dans le quotidien de nos familles et de nos vies. Tout est possible à celui qui croit. La famille est la première école de la sainteté.

Ensuite, nous pouvons retenir la grandeur de leur foi simple et leur humilité. Ils avaient choisi ensemble de mettre toute leur vie sous le regard miséricordieux de Dieu et de chercher à faire chaque jour la volonté du Père en prenant dans la prière l’ « avis du Seigneur ». Ils avaient mis leur foi en premier dans leur vie comme en témoigne leur dévotion à sainte Jeanne d’Arc et sa devise : Dieu premier servi. De leur foi découlaient tous leurs choix et leurs manières de vivre tous les instants de leur vie dans le travail et la vie familiale. Ils avaient posé un acte de foi à la source de leur mariage et ne furent pas déçus. 

Enfin, nous recevons d’eux un bel exemple de courage et de fidélité de la foi. Nombreuses auraient pu être les occasions de se décourager et pourtant ils ont poursuivi leur chemin sans désespérer. Ils se sont soutenus et même encouragés pour gagner ce qui était le plus précieux à leurs yeux, le salut de leurs âmes et ceux de leurs frères. Ce salut n’est autre que la joie de se savoir saisi par Dieu et conduit en sa demeure. De cela, sont nées leur confiance et leur sainteté qui nous disent aujourd’hui que son amour est sur nous et notre espoir est en Lui.